










Biographie
Muriel Marec — Artiste plasticienne
Grenobloise de naissance, bretonne dans les gènes. Globetrotteuse et artiste plasticienne autodidacte ayant eu dans son coffre à jouets plus de pâte à modeler et de crayons que de poupées.
Par le collage, la peinture et la sculpture, elle construit un univers où le cheval règne puissant, fragile, toujours en mouvement où le cheval incarne un paradoxe bouleversant : toute la puissance du vivant, et toute sa vulnérabilité face à l'homme
Sa technique principale : le collage
Tout commence par un geste de résistance : arracher, récupérer, recomposer. Muriel Marec travaille le collage comme d'autres travaillent la terre — avec les mains, avec l'instinct, avec la conviction que la vérité d'une image naît de sa destruction et de sa renaissance.
Le collage dit quelque chose de profond sur sa vision du monde. Elle récupère, déchire, superpose des fragments d'images et de matières pour les recomposer en une nouvelle réalité. C'est une façon de dire que le sens naît de l'assemblage, que la beauté est toujours une reconstruction. Au cœur de son univers, le cheval. Non pas comme motif décoratif, mais comme question urgente. Cet animal porte en lui l'un des paradoxes les plus troublants du vivant : une force absolue — muscles, vitesse, souffle — et une fragilité totale face à celui qui le domine, le dresse, le couronne ou l'envoie courir. Muriel Marec ne peint pas la puissance du cheval. Elle peint la tension entre cette puissance et ce qu'on lui fait subir.
Son travail mêle énergie gestuelle et composition instinctive et pensée. Les fonds profonds — bleus nuit, ocres vibrantes — accueillent des explosions de couleur et de texture. Chaque œuvre est un assemblage vivant, entre figuration et abstraction, entre chaos maîtrisé et grâce suspendue.
Muriel Marec construit un univers singulier où l'art est une façon de capter l'éphémère — la vitesse d'un galop, la beauté d'une allure.
Ses œuvres ne choisissent pas entre l'abstraction et la figuration. Elles habitent cet entre-deux : des mouvements expressifs cohabitent avec des formes reconnaissables. L'énergie est brute, mais la composition reste pensée.
Les bleus nuit, les ocres chauds, les éclats de jaune et de cyan ne sont pas des choix décoratifs — ils créent des atmosphères, des états intérieurs. La couleur chez elle est un langage émotionnel fort.
Avec la sculpture, cette recherche prend corps dans l'espace réel. Ses bronzes aux pattes filiformes, aux têtes couronnées et penchées, interrogent la fragilité. Ces chevaux émaciés et majestueux semblent porteurs d'un secret que seule la matière peut garder.
Muriel Marec ne représente pas le monde — elle le recompose, fragment par fragment, jusqu'à ce qu'il ressemble enfin à ce qu'elle ressent.
Dans ses grands formats, il surgit du fond bleu nuit, construit de papiers déchirés, d'acrylique posée au couteau, d'éclats de couleur qui semblent vouloir s'échapper de la toile. Le cheval y est magnifique et exposé, souverain et soumis à la fois. La course, la compétition, la coupe remportée — autant de tableaux où la gloire de l'animal est inséparable de l'emprise humaine qui l'a rendue possible.
Muriel Marec ne juge pas. Elle regarde. Et dans ce regard posé sur le cheval, c'est notre rapport à l'animal tout entier qu'elle met à nu.
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De nombreuses expositions en France et à l’étranger.
La dernière étant au Grand Prix d’Amérique à l’hippodrome de Vincennes en janvier 2026
A venir :
* 30 et 31 mai 2026 : Animal Art Paris (15ème édition) à Paris (Hippodrome d'Auteuil)
* 20 août 2026 exposition à la vente aux enchères des rouges terres Haras des Bruyères AUCTAV